Comment reconnaître son ronflement : nasal ou buccal?

Ronflement nasal ou buccal ? Peut-être ne vous êtes-vous jamais posé la question. Pourtant, le ronflement peut avoir des origines différentes. Et selon les cas, on n’apporte pas les mêmes solutions. Comment faire la différence entre un ronflement nasal et un ronflement buccal ? Quels sont les signes pour les identifier ? Comment réduire l’un et l’autre ? On vous dit tout.

 

Qu’est-ce que le ronflement ?

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Le ronflement, c’est le bruit de l’air qui se fraye un passage dans un espace restreint et fait vibrer les tissus mous, un peu comme un drapeau qui claque dans le vent. Le ronflement est finalement très répandu car plus de 10 millions de français ronfleraient régulièrement, et au-delà de 50 ans, 60 % des hommes et 40 % des femmes seraient touchés (source : http://www.chu-nimes.fr/actu-cht/tout-savoir-sur-le-ronflement.html/).

Mais tout le monde ne ronfle pas de la même manière. Il y a les ronfleurs occasionnels et les ronfleurs chroniques, les ronfleurs discrets et les ronfleurs spectaculaires dont le niveau sonore peut atteindre l’équivalent du passage d’un camion (soit 95 à 100 dB). Si la majorité des ronflements sont bénins, ils peuvent être le signe précurseur de pathologies plus graves comme l’apnée du sommeil. Une pathologie plus fréquente qu’on l’imagine : selon les études entre 1 et 8 % de la population seraient concernés (source : https://chhuor-orl-nantes.fr/le-ronflement-et-lapnee-du-sommeil/). Les ronflements peuvent perturber les nuits du ronfleur, de la personne qui partage son lit et même parfois de toute la famille !

-> Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le ronflement

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Quels sont les différents types de ronflement et comment les reconnaître ?

Ronflez-vous un peu, beaucoup, passionnément ?

Faites-vous partie des ronfleurs d’un soir ou des ronfleurs de toujours ? il existe 3 grandes catégories de ronflement en fonction de la fréquence et de l’intensité.

  • Le ronflement est léger ou occasionnel. Il ne perturbe ni vos nuits ni celles de votre partenaire. Il peut intervenir surtout l’hiver ou au moment des allergies, ou encore après une soirée de fête (alcool, repas trop copieux).
  • Le ronflement modéré est plus fréquent et plus sonore. Il peut être gênant pour votre entourage et perturber votre capacité de récupération. Alors, vous passez de mauvaises nuits et vous vous réveillez fatigué(e). Souvent, des solutions simples permettent d’atténuer le ronflement modéré voire de le faire disparaître. N’hésitez pas à vous renseigner auprès d’un professionnel de santé.
  • Le ronflement chronique est permanent et peut être associé à d’autres pathologies comme l’apnée du sommeil. Ce type de ronflement doit être diagnostiqué par un médecin qui peut demander des examens complémentaires. Certains équipements médicaux peuvent être nécessaires pour accompagner l’apnée du sommeil et parfois, une intervention chirurgicale peut résoudre le problème.

Ronflement nasal ou buccal : toutes les différences  

Et vous, quel ronfleur êtes-vous ?

Selon le type de ronflement, les solutions à apporter sont différentes. C’est pourquoi il est important de bien se connaître et de bien comprendre l’origine de ces bruits nocturnes.

Le ronflement nasal : Il est causé par des voies nasales obstruées dû à un rhume, une allergie ou une cloison nasale déviée. Certaines personnes ont également des voies nasales plus petites que la moyenne et cela peut créer un ronflement, car l’air rencontre des difficultés à circuler dans la sphère ORL : le ronflement est alors fréquent voire permanent.  

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Le test pour se faire une idée : En bouchant une narine avec votre index, observez ce qui se passe dans l’autre narine quand vous respirez normalement. Si celle-ci se rétrécit nettement au passage de l’air, vous êtes probablement un ronfleur nasal. Vous pouvez continuer à explorer cette hypothèse.

La solution ? Aujourd’hui il existe des solutions simples à efficacité immédiate qui élargissent les voies nasales pendant votre sommeil et réduisent le ronflement. Si votre ronflement est occasionnel, pendant la saison hivernale où les rhumes se succèdent, pensez aussi à bien nettoyer les voies nasales avant d’aller vous coucher à l’aide d’un spray nasal.

Le ronflement buccal : Il est causé par l’obstruction du passage de l’air entre la bouche et la gorge. Lors du sommeil, les tissus mous du palais et de la luette se relâchent. Souvent, le ronflement buccal a lieu la bouche ouverte. Le ronfleur se réveille d’ailleurs fréquemment avec la bouche sèche. Le son est régulier, comme le bruit d’une voile au vent. Mais attention, parfois des voies nasales obstruées peuvent être la cause d’un ronflement buccal, ce qui peut brouiller les pistes.

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Le test pour se faire une idée : Si, quand vous essayez de ronfler volontairement la bouche ouverte, le son est le même que le ronflement pendant votre sommeil (la personne qui dort avec vous pourra peut-être vous le confirmer), il est probable que vous soyez un ronfleur buccal. Continuez l’enquête dans cette voie !

La solution ? Une fois encore, des moyens existent afin de faciliter le passage de l’air et limiter les vibrations sonores causant les ronflements. Différentes solutions selon vos goûts (sprays, pastilles, oreillers…) permettent de limiter les vibrations sonores au niveau de la gorge. Vous trouverez aussi des appareils permettant d’aider à retenir les tissus mous lors du sommeil et de maintenir ainsi un flux d’air.

Dans tous les cas, éviter de dormir sur le dos est une des clés pour des nuits plus calmes. Les positions latérales favorisent en effet le dégagement des voies respiratoires.

Comment savoir si votre ronflement est pathologique ?

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Un doute ou une question ?  Vite, une consultation !

Aucun tabou à avoir. Le ronflement est un motif de consultation majoritaire chez les ORL ! (source : https://chhuor-orl-nantes.fr/le-ronflement-et-lapnee-du-sommeil/). S’il incommode votre partenaire, s’il perturbe vos nuits ou si vous suspectez une apnée du sommeil, une consultation chez un médecin est nécessaire. N’hésitez pas à y aller avec votre partenaire qui pourra donner des informations précieuses au médecin pour l’aiguiller sur le type de ronflement (fréquence, son, position pendant que vous ronflez…).

Votre médecin pourra alors prescrire des examens complémentaires et personnalisés et ainsi vous accompagner pour passer à nouveau des nuits paisibles.

Baignade : comment bien protéger ses oreilles ?

Une oreille qui se bouche après une baignade, oui c’est une sensation désagréable qui peut même parfois se compliquer. Comment bien protéger ses oreilles lorsque l’on aime se baigner et mettre la tête sous l’eau ? Il existe des astuces pour éviter les douleurs, infections et otites liées à la présence d’eau dans les oreilles.

Pourquoi la baignade est-elle dangereuse pour les oreilles ?

Quand l’eau stagne dans l’oreille

Si l’on parle des dangers de la baignade sur les oreilles c’est parce qu’il arrive que l’eau qui entre dans l’oreille ne parvienne pas à bien s’en écouler. C’est particulièrement problématique quand il s’agit de l’eau de mer ou de piscine, plus chargées en bactéries que l’eau de la douche ou du bain. L’eau qui stagne dans le conduit auditif dilue le cérumen censé le protéger de la prolifération des bactéries. Les agents pathogènes ont alors quartier libre pour se développer et déclencher des inflammations dans l’oreille.

Comment savoir si on a de l’eau dans l’oreille ?

3 signes pour détecter de l’eau dans les oreilles

Quand l’eau stagne dans le conduit auditif on le ressent très vite. L’oreille est comme bouchée. En effet l’eau empêche le tympan de vibrer normalement. Les sons sont atténués, l’audition est brouillée. Pour l’évacuer : on remue la tête et on la penche bien de gauche à droite. Les signes auxquels il faut être vigilant ? Si l’oreille devient sensible au toucher ou si, en tirant sur l’oreille (à l’extérieur), on ressent une douleur dans le conduit auditif (à l’intérieur), alors une inflammation est peut-être en train de s’installer. Une consultation chez un spécialiste oto-rhino-laryngologiste (ORL)un médecin généraliste ou un pédiatre, permettra de l’enrayer.

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L’otite du baigneur : qu’est-ce que c’est ?

Une otite saisonnière : l’otite de l’été

Surnommée « otite du baigneur », cette otite externe aigüe douloureuse est liée à la stagnation d’eau dans le conduit auditif. Les bactéries y prolifèrent entraînant parfois même l’écoulement de liquide blanc ou jaune. Les enfants y sont particulièrement sensibles.

  • Comment la repérer ? Les signes sont multiples comme évoqués ci-dessus. Si l’oreille devient sensible, douloureuse quand on tire dessus, si du liquide s’écoule, si le conduit auditif ou l’oreille rougissent ou si des démangeaisons s’installent : une otite du baigneur est peut-être en cours de formation.
  • Comment s’en débarrasser ? En consultant un médecin ou spécialiste ORL qui pourra prescrire un antalgique pour la douleur et un traitement antibiotique pour éliminer les bactéries. En 1 semaine, l’otite du baigneur peut disparaître. On sera bien vigilant à ne pas introduire d’eau dans le canal auriculaire le temps de la guérison.
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Comment bien protéger ses oreilles pendant la baignage ?

3 astuces pour bien protéger ses oreilles de l’eau

  • Prévenir: si vos oreilles sont sensibles aux otites, alors il est recommandé d’éviter un maximum de mettre la tête sous l’eau en piscine et au bord de la mer.
  • S’équiper: avec des bouchons d’oreilles pour empêcher l’eau de rentrer dans le conduit auditif. Il existe des bouchons spécialement conçus pour la baignade.
  • Eviter les bouchons de cérumen : pour préserver la capacité de l’oreille à bien se réguler, il est important d’être vigilant à l’hygiène de ses oreilles. On évite notamment les bâtonnets ouatés. Enfoncés trop profondément dans le conduit auditif, ils favorisent la création de bouchons de cérumen qui compliquent l’évacuation de l’eau.

Quels sont les bons gestes pour bien nettoyer ses oreilles après la baignade ?

Après chaque baignade (particulièrement en extérieur), il y a quelques bons gestes à adopter pour bien sécher ses oreilles et éviter l’apparition d’otites externes. Après avoir bien égoutté ses oreilles en penchant la tête de chaque côté, on place un mouchoir en papier autour de son auriculaire pour absorber l’eau.

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Comment retirer du sel et du sable de ses oreilles ?

2 façons de bien nettoyer ses oreilles après la plage

Avoir du sel dans les oreilles, oui c’est inévitable quand on se baigne en mer. On peut aussi retrouver du sable dans ses oreilles (et plus particulièrement dans celles des constructeurs de châteaux de sable). Pour bien les nettoyer, on suit les recommandations habituelles sur l’hygiène de l’oreille :

  • Pas de bâtonnet ouaté qui risque d’enfoncer le sel et le sable plus profondément dans le conduit auditif.
  • On utilise du sérum physiologique ou les solutions disponibles en pharmacie pour nettoyer son conduit tout en douceur.
  • Si l’on sent que la peau délicate de son oreille a été irritée par le sel ou le sable, on peut la soulager avec des sprays conçus pour la nourrir et l’apaiser.

Plus de conseils pour bien nettoyer ses oreilles

 

Tout savoir sur les bouchons de cérumen dans l’oreille

Les sons qui vous parviennent vous paraissent soudain plus sourds ? Comme si votre oreille se bouchait ? Elle bourdonne ? Vous démange ? Vous souffrez quand vous mastiquez ? Un bouchon de cérumen, aussi appelé « bouchon d’oreille » s’est probablement installé dans votre conduit auditif. Voici nos conseils pour diagnostiquer, soigner et prévenir la formation des bouchons de cérumen.

Bouchon d’oreille : à quoi sert le cérumen ?

Des oreilles autonettoyantes

La nature est bien faite : elle nous a dotés d’oreilles autonettoyantes. Sa botte secrète pour que nos oreilles restent parfaitement propres ? Le cérumen, aussi appelé « cire d’oreille » en raison de sa couleur dorée et de sa texture épaisse. Cette cire produite près de l’entrée du conduit auditif capture tout ce qui tente de rentrer dans l’oreille (poussière, insectes, etc.) et l’évacue lentement grâce aux mouvements de notre mâchoire (0,005 mm/jour)* https://www.pharma-gdd.com/fr/comment-enlever-un-bouchon-de-cerumen. Et comme la nature est vraiment très bien faite, le cérumen a des propriétés antimicrobiennes : il lubrifie le conduit auriculaire et le protège contre la prolifération de microbes, champignons… En un mot, le cérumen est le bouclier propreté du tympan qui reste ainsi parfaitement protégé.

Bouchons de cérumen : comment se forment-ils ?

Mais alors comment un bouchon de cérumen peut-il se former dans l’oreille ? Evidemment la production de cérumen varie d’une personne à l’autre. Votre oreille peut produire naturellement beaucoup de cérumen sans entrainer aucune gêne. Il existe cependant des cas où un bouchon peut se former :  

  • Coupable n°1: l’incontournable bâtonnet ouaté. Mal utilisé, celui-ci s’enfonce en effet trop profondément dans l’oreille et tasse le cérumen dans le conduit auditif. Le cérumen s’y oxyde : le bouchon se forme.
  • Causes physiques: certaines personnes sont plus sensibles que d’autres à la formation des bouchons de cérumen. On pense notamment à celles dont la pilosité freine l’évacuation naturelle du cérumen. Ou encore aux personnes dont le conduit auditif est étroit voire coudé ce qui complique l’élimination naturelle de la cire d’oreille. 
  • Causes environnementales: les personnes travaillant en milieu particulièrement poussiéreux ou souvent exposées à l’eau peuvent être plus sujettes aux bouchons de cérumen. Par réaction, la production de cérumen devient plus abondante.
  • Causes technologiques: le port de prothèses auditives augmente aussi la production de cérumen. Enfin, il est possible que le port prolongé d’écouteurs ou l’utilisation de téléphone (provoquant de la chaleur dans l’oreille) puisse également modifier la texture du cérumen et en compliquer l’évacuation.
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Comment repérer un bouchon de cérumen ?

Identifier les différents symptômes d’une oreille qui se bouche

Les symptômes varient d’une personne à l’autre et peuvent être plus ou moins aigus. L’audition qui s’altère, comme si l’oreille était bouchée, particulièrement après une douche ou une baignade. Des bourdonnements qui s’installent, voire parfois même des acouphènes. L’oreille qui fait souffrir quand on mange. Des démangeaisons comme si l’oreille était irritée de l’intérieur. Dans certains cas plus extrêmes, des vertiges peuvent même apparaître quand le bouchon de cérumen appuie sur le tympan.

Comment se débarrasser d’un bouchon de cérumen ?

Il existe plusieurs façons de se débarrasser d’un bouchon de cérumen. Le plus important est de ne jamais tenter de le faire avec des équipements non-adaptés (bâtonnet ouaté, bougie auriculaire ou instruments pointus) qui risquent d’endommager le conduit auditif, le tympan et de déclencher des infections.

Un bouchon de cérumen vous gêne ? Vous pouvez :

  • Utiliser des solutions disponibles en pharmacie pour le dissoudre ou le ramollir afin de faciliter son extraction.
  • Utiliser du sérum physiologique, de l’eau tiède ou des solutions à base d’eau de mer (en bain d’oreille une fois par jour) pour le ramollir et l’évacuer progressivement.

Pensez à consulter un spécialiste oto-rhino-laryngologiste (ORL) si vous n’avez pas réussi à éliminer ainsi votre bouchon d’oreille.

Un bouchon de cérumen vous fait souffrir ? Il est important d’aller consulter un spécialiste. Il pourra alors examiner votre oreille et déterminer si elle est partiellement ou complètement bouchée. Il vous prescrira un traitement pour désenflammer votre conduit auditif. Il pourra ensuite l’éliminer à l’aide d’outils adaptés (crochet, pince), par aspiration ou par irrigation (poire, seringue, pistolet).

Bouchon de cérumen : quels sont les risques ?

Les bouchons de cérumen peuvent-ils altérer l’audition ?

Seulement momentanément. Dès qu’il est évacué, votre oreille retrouve sa capacité auditive initiale. Si la gêne auditive persiste, il est important de consulter un spécialiste ORL.

En plus de la douleur, il est essentiel de faire examiner votre oreille rapidement si des symptômes s’ajoutent au bouchon : surdité soudaine, fièvre, écoulement de liquide par l’oreille, saignement de l’oreille, démangeaisons à l’intérieur de l’oreille.

Comment prévenir sa formation : les bons gestes pour éviter les bouchons de cérumen

4 bons gestes et réflexes pour l’hygiène des oreilles

Si vous avez déjà eu un bouchon de cérumen, il est important de prendre soin de l’hygiène de votre oreille pour éviter une récidive. Voici nos conseils pour dire stop aux bouchons à répétition :

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Choisir le bon rythme: les spécialistes sont formels : les oreilles sont autonettoyantes. Pas besoin de les nettoyer tous les jours !

Choisir les bons outils: vous l’aurez compris pour éviter la formation des bouchons, on limite avant tout l’utilisation des bâtonnet ouatés. Vous ne pouvez pas vous en passer ? Alors prenez soin de ne bien les utiliser qu’à l’extérieur du pavillon. Pour être certain de ne pas être intrusif, vous pouvez aussi simplement recouvrir votre petit doigt d’un mouchoir en papier et nettoyer votre oreille ainsi. Enfin il existe des outils réutilisables : le « cure oreille » et des bâtonnets lavables spécialement conçus pour nettoyer l’entrée de l’oreille.

Protéger ses oreilles: s’équiper de protections auditives extérieures quand on travaille en milieu poussiéreux.

Prendre soin de son conduit auditif: nettoyer régulièrement ses oreilles avec des solutions à base d’eau de mer et des solutions spécialement développées pour l’hygiène des oreilles afin de prévenir l’apparition d’un nouveau bouchon.

Encore plus de conseils pour la bonne hygiène de ses oreilles

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les acouphènes

Vous ou l’un de vos proches souffrez d’acouphènes ? Ces « bruits fantômes » qui existent seulement pour la personne qui les entend peuvent créer un véritable inconfort. D’où viennent les acouphènes ? Quels sont les facteurs de risques ? Comment les prévenir ? Partez avec nous à la découverte de ce symptôme qui n’a pas encore livré tous ses mystères.

Qu’est-ce qu’un acouphène ?

Un son intérieur

Un acouphène, c’est un bruit qu’on entend mais qui n’a pas d’origine extérieure. Impossible ? Pourtant, les personnes qui souffrent d’acouphènes entendent bien un son mais ce son n’existe pas pour les autres personnes autour. Il s’agit souvent d’un sifflement, d’un cliquetis ou d’un bourdonnement, dans une oreille ou les deux, parfois plutôt ressenti à l’intérieur de la tête.

 

Les acouphènes sont plus courants qu’on ne l’imagine : en France jusqu’à 20 millions de personnes en souffriraient (source : Enquête JNA/IFOP 2020). Près d’1 Français sur 2 déclare d’ailleurs en avoir déjà fait l’expérience (source : http://www.journee-audition.org/pdf/web-2014.pdf).

Les différents types d’acouphènes

"C'est dans la tête..."

Certains acouphènes sont liés à un bruit qui se produit à l’intérieur du corps. Par exemple une artère qui crée un souffle. Ce bruit a donc une existence réelle mais ne peut être entendu que par la personne concernée. On parle d’acouphène objectif.

 

D’autres acouphènes sont créés de toutes pièces par le système auditif, sans qu’il n’existe aucun son mesurable à l’extérieur du corps ou à l’intérieur. Un peu comme une illusion d’optique, mais pour le système auditif. On parle alors d’acouphène subjectif. C’est l’écrasante majorité des acouphènes : 95 % sont subjectifs !  

Quelle est la cause des acouphènes ? 

Cortex auditif cherche informations depuis l’oreille

Pour simplifier, les acouphènes sont créés par le cerveau qui génère des sons imaginaires à la suite d’un dysfonctionnement de l’oreille interne. Les causes sont nombreuses et variées mais les acouphènes sont souvent liés à une surdité, parfois minime, parfois plus profonde. Un acouphène est toujours lié à l’histoire particulière de chacun.

Chez les personnes âgées, la perte d’audition liée à l’âge (on parle de presbyacousie) est donc une cause de déclenchement des acouphènes.

Les acouphènes peuvent aussi commencer après un traumatisme sonore. Le cas le plus fréquent ? Ecouter de la musique trop fort, lors d’un concert ou un festival par exemple, mais aussi avec des écouteurs dans les oreilles. La perte d’audition peut alors générer sifflements ou bourdonnements.

Parfois aussi, un bouchon de cérumen peut déclencher des acouphènes tout comme certains traumatismes crâniens ou encore certaines maladies.

 

Que se passe-t-il exactement dans un cerveau qui crée des acouphènes ? Les hypothèses sont nombreuses. Grosso modo, privé d’informations, le cerveau et plus précisément le cortex auditif « fait comme si » il recevait des sons. Cela ressemble un peu au membre fantôme : quand on perd un membre, le cerveau génère tout de même des sensations alors que le membre n’existe plus ! 

Quels sont les facteurs de risques ?

On l’a compris, l’âge est un facteur de risque puisque la perte d’audition liée à l’âge déclenche des acouphènes.

Toutes les personnes qui sont exposées au bruit ont plus de risques que les autres de déclencher des acouphènes : musiciens, travailleurs du bâtiment, ouvriers d’usine…

 

Enfin, certains médicaments peuvent créer des acouphènes comme effet secondaire indésirable. 

Quels impacts sur la vie quotidienne quand on souffre d’acouphènes ?

Les conséquences des acouphènes sont très variables d’une personne à une autre que ce soit en termes d’intensité, de durée ou de répercussion sur la qualité de vie.

Quand les acouphènes sont ponctuels (souvent consécutifs à un traumatisme sonore), l’impact sur la vie quotidienne est limité.

 

En revanche, les acouphènes chroniques peuvent s’accompagner de douleurs. Ils déclenchent aussi des réactions émotionnelles qui peuvent perturber la vie des personnes concernées. La nuit, par exemple, en l’absence de bruit extérieur, les acouphènes peuvent devenir obsessionnels et déclencher des insomnies ou des troubles du sommeil.  Parfois, la personne concernée s’isole et peut même plonger dans la dépression. 

Comment vivre avec les acouphènes ?

Protéger ses oreilles

Il n’existe pas de traitement miracle pour faire disparaître les acouphènes. Mieux vaut donc prévenir leur apparition.

La précaution principale pour éviter les acouphènes est de protéger ses oreilles des bruits forts, qu’ils soient ponctuels ou permanents.

Pour cela, on peut porter différents types de protections comme des bouchons d’oreilles bien sûr mais aussi des casques de protection sur le lieu de travail ou lors de séances de bricolage par exemple.

Les dangers du bruit : comment sauver nos oreilles ?

Il existe plusieurs façons de gérer les acouphènes et de pouvoir mieux vivre avec, mais dans la majorité des cas ils ne disparaîtront pas totalement. Chacun ressent les acouphènes différemment.

  • Il est indispensable de consulter rapidement (sous 48 heures) un médecin spécialiste en cas de manifestation de symptômes d’acouphènes ou de traumatisme sonore.
  • Le stress peut également augmenter la perception des acouphènes. Toutes les techniques anti-stress sont donc conseillées pour avoir une meilleure tolérance à ces bruits fantômes : sophrologie, yoga, promenades en pleine nature, méditation…
  • N’hésitez pas à vous rapprocher d’associations compétentes comme France acouphène ou La journée mondiale de l’audition. Elles peuvent vous fournir informations et conseils utiles.

Dans tous les cas, mieux vaut éviter le silence complet, dans lequel les acouphènes ressortent beaucoup mieux. Une musique douce, le bruit léger d’un ventilateur, peuvent suffire à rendre les acouphènes plus supportables.

Qu’est-ce que l’hyperacousie ?

Quand tout devient trop fort…

Certaines personnes qui souffrent d’acouphènes ont développé une intolérance aux bruits. On parle d’hyperacousie. Les bruits deviennent gênants voire douloureux. Moins bien identifiée que les acouphènes, on estime pourtant que l’hyperacousie les accompagne dans 40 % des cas (source : http://www.journee-audition.org/pdf/web-2014.pdf).

Quoi qu’il en soit, si les acouphènes vous font souffrir, consultez un spécialiste. Il pourra vous accompagner et vous proposer dans certains cas des prothèses auditives spécifiques ou un générateur de bruits blancs qui peut soulager les acouphènes et/ou l’hyperacousie.

L’hygiène et le nettoyage des oreilles

Rendre invisible le cérumen tout en assurant le fonctionnement optimal de nos oreilles, c’est le dilemme qu’on doit résoudre pour l’hygiène de nos oreilles.
À quelle fréquence les nettoyer ? Quels sont les bons gestes ? Faut-il aller dans le fond du conduit auditif ? Et éviter les cotons-tiges ? Et pour bébé ? Entrez avec nous
dans les coulisses de nos oreilles pour comprendre comment elles fonctionnent et adopter les bonnes habitudes pour les laver tout en douceur.

Pourquoi nettoyer ses oreilles ?

Hygiène de l'oreille et cérumen

Vos oreilles sont-elles vraiment sales ? Derrière cette question en apparence basique, la réponse n’est pas si simple. Car le cérumen, cette sécrétion jaune-orangée et grasse, est indispensable à vos oreilles. Le cérumen est produit par les glandes situées entre le pavillon de l’oreille et le conduit auditif. Et il a de nombreux superpouvoirs !

Le cérumen est donc tout simplement indispensable à vos oreilles !

Quand nettoyer ses oreilles ? 

Hygiène auriculaire : produits et solutions d’hygiène des oreilles

Ok, le cérumen est utile. Mais il n’est pas vraiment esthétique. C’est la raison pour laquelle on nettoie souvent nos oreilles. Mais tout est question de dosage pour ce qui est de l’hygiène du conduit auditif. Car à trop nettoyer nos oreilles, on empêche le cérumen de remplir sa mission. À la clé, on prend le risque par exemple de générer des démangeaisons, un eczéma, et de fragiliser nos oreilles en cas d’offensive bactérienne.


D’ailleurs, le corps a trouvé le moyen de déjouer nos stratégies de nettoyage excessives. Plus on se débarrasse du cérumen, plus le corps en produit ! On recommande donc de se débarrasser du cérumen 1 à 2 fois par semaine maximum. Ni plus ni moins. C’est la bonne fréquence pour présenter des oreilles belles et propres et préserver l’équilibre intérieur de vos oreilles.

Les mâchoires au service de l'hygiène de vos oreilles

Le saviez-vous ?

Vos mâchoires font le ménage 

La mécanique de notre corps est incroyablement bien huilée. Il sait se débarrasser du cérumen chargé de déchets sans aucune intervention de notre part. En effet, le
mouvement de nos mâchoires pousse le cérumen vers l’extérieur de l’oreille. Il ne vous reste plus qu’à le retirer à l’entrée du conduit auditif.

Comment bien se nettoyer l’oreille ? 

Hygiène des oreilles : coton tiges à éviter

Cotons-tiges, sprays et cie !

Petite devinette. Qu’est-ce qui est long, doux aux extrémités, et qui sera bientôt interdit ? Le coton-tige. Hé oui, les cotons-tiges en plastique seront interdits dès le 1er janvier 2020 (loi biodiversité).

Ce qu’on leur reproche ? D’abord, de ne pas être écologiques. Mais il faut savoir qu’ils ont aussi des inconvénients pour les oreilles. Ils ont tendance à repousser le cérumen dans le fond du conduit auditif et à créer les fameux bouchons de cérumen qui empêchent de bien entendre. Pire, leur forme permet d’accéder facilement au fond du conduit auditif et on peut endommager le tympan en appuyant trop fort quand on utilise un coton-tige. Autant de bonnes raisons de faire une croix sur les cotons-tiges et d’utiliser des techniques de nettoyage plus respectueuses de nos oreilles.

Pour le pavillon de l’oreille (la partie extérieure)

vous pouvez le nettoyer à l’eau quotidiennement quand vous vous douchez. Votre auriculaire, comme son nom l’indique, enveloppé dans un tissu ou un gant de toilette, est idéal pour cela.

Pour le conduit auditif

vous pouvez utiliser un spray 1 à 2 fois par semaine maximum. Le spray fluidifie le cérumen et favorise son évacuation. Il prévient ainsi la formation des bouchons de cérumen. Préférez les sprays sans gaz propulseurs, qui préservent les tympans.

Protéger ses oreilles de l'eau

Le saviez-vous ?

L’eau est-elle bonne pour vos oreilles ? 

Si vos oreilles vont bien et qu’elles ne sont pas récurées trop régulièrement, vous pouvez les plonger dans l’eau sans problème. Mais si vos oreilles vous démangent ou
que vous avez une maladie infectieuse ou inflammatoire, évitez l’eau. L’eau n’est pas stérile, surtout si c’est celle de la piscine ou d’une rivière, et vous prenez le risque de
renforcer les déséquilibres.

Comment nettoyer les oreilles des jeunes enfants ?

Nettoyer l'oreille de bébé en toute sécurité

Nettoyer l’oreille de bébé en toute sécurité

Jusqu’à 18 mois, le conduit auditif des enfants est plus court que celui des adultes : 18 mm contre 30 mm. Le risque d’accéder au tympan est donc encore plus élevé pour les petits que pour les grands ! Conclusion : on prend mille précautions pour préserver les oreilles de bébé. Pas de coton-tige surtout. Un peu d’eau sur le pavillon de l’oreille si nécessaire. Et c’est tout !

Les dangers du bruit : comment sauver nos   oreilles ?

Les mots doux chuchotés à l’oreille, les chansons criées à tue-tête, les travaux dans l’immeuble voisin ou le bruit d’une usine au quotidien…
Faut-il s’inquiéter du bruit ? Quels sont les dangers et peut-il causer des dégâts ? Comment prévenir les risques liés au bruit. Quelles sont les solutions pour bien entendre et pour longtemps ? Avec vous, on fait le point sur les nuisances sonores.

Ondes, niveaux et fréquences sonores

Le bruit, c’est quoi ?

Le bruit est une vibration qui se transmet dans l’air ou dans l’eau (dans le vide, cette vibration ne peut pas circuler). Si vous vous souvenez de vos cours de physique, la vibration se présente comme une onde.

Les bruits dans la vie quotidienne

Sons, décibels et seuil de nuisance sonore

Le fonctionnement de l’oreille

Comment entend-on ?

Bruit : Le fonctionnement de l’oreille

Que se passe-t-il dans notre oreille quand le son arrive ? Le pavillon capte la vibration qui passe alors par le conduit auditif pour atteindre le tympan. Elle est alors transformée pour circuler dans le milieu liquide de la cochlée. C’est le mouvement du liquide dans la cochlée qui stimule les cellules ciliées. Les cellules ciliées transforment enfin le son en influx nerveux qui va jusqu’au cerveau en empruntant le nerf auditif. Nous avons 15 000 cellules ciliées à la naissance. Elles constituent notre capital auditif.


L’oreille moyenne, entre le tympan et l’entrée de la cochlée, qui comprend les trois osselets de l’oreille (marteau, enclume, étrier) a pour mission d’amortir les bruits trop forts et de protéger l’oreille interne. Mais le système n’est pas 100 % efficace sur les bruits très puissants, surtout s’ils sont prolongés.

Bruit : risques physiques et auditifs

Évaluation du risque bruit

Ne prolongeons pas le suspense : oui, nos oreilles sont en danger quand elles sont exposées au bruit. En effet, les bruits puissants et prolongés peuvent détruire les cellules ciliées. Dès 85 dB, alors que ce n’est pas  douloureux, les cellules peuvent être endommagées. Et une fois détruites, les cellules ne se régénèrent pas. Les dégâts sont donc irréversibles.

Hélas, on se préoccupe souvent de nos oreilles quand on commence à moins bien entendre. Et c’est en général trop tard pour faire quoi que ce soit. 49 % des 13-25 ans ont déjà ressenti une douleur à l’oreille suite à une exposition sonore trop élevée (enquête menée par la Journée Nationale de l’Audition).

Parmi les autres effets secondaires de l’exposition répétée au bruit, on aussi peut remarquer la baisse de la mémoire à long terme, des problèmes de sommeil ainsi que le stress et ses effets physiologiques collatéraux… 

À noter aussi : l’oreille du fœtus peut être endommagée par les bruits puissants pendant la grossesse.

Pas de protection légale suffisante contre les nuisances sonores

Bruit traumatique, danger des sons intenses

Pour ceux qui sont soumis à des bruits intenses, on constate parfois de l’hyperacousie : on entend alors tous les sons intenses. Cela concerne 1/3 des musiciens professionnels par exemple, parfois accompagné d’acouphènes, ces fameux bruits (bourdonnement, sifflement) qu’on entend seulement dans sa tête mais qui n’existent pas à l’extérieur.
Si ce type de symptôme est détecté à temps, il est possible de réguler l’hyperacousie grâce au port de bruiteur, un appareil qui amortit le son. Mais la meilleure solution reste
la protection en amont.

Prévention des risques liés au bruits : les protections auditives

Danger : Sons, décibels, fréquences sonores et législation ...

Quel matériel pour écouter la musique ?

Les écouteurs sont de faux-amis. Pour bien entendre la musique, on a tendance à monter le son dans des environnements bruyants, soumettant ainsi nos oreilles à des sons puissants. Mieux vaut choisir des casques pour écouter de la musique dans les transports par exemple. Ils sont moins trompeurs que les écouteurs. Et à la maison, une enceinte assure un niveau sonore plus raisonnable.

Et si malgré tout, vous avez soumis vos oreilles à de forts niveaux sonores, offrez-leur une cure de silence. Passez une journée dans le plus pur silence, oreilles protégées. C’est une bonne habitude à prendre après chaque exposition au bruit, même si ce ne sont pas des bruits traumatisants.

Dépistage et diagnostic de l’audition

Comment savoir si nos oreilles sont en forme ?

Si vous êtes régulièrement soumis au bruit ou si vous avez supporté un bruit intense, mieux vaut consulter un spécialiste qui pourra évaluer si vos oreilles ont été endommagées ou pas. 

De même, en cas de surdité brutale, mieux vaut consulter de toute urgence car il est parfois possible de corriger la situation. Le premier signe de surdité, c’est la gêne à la compréhension. Là aussi, mieux vaut consulter immédiatement. C’est souvent grâce à un audiogramme que le médecin pourra objectiver la situation.

Les solutions pour mieux entendre : les aides auditives

Audition : les aides auditives pour mieux entendre

Au quotidien, la surdité même légère peut être gênante. Difficultés à suivre une conversation dans un lieu animé, nécessité de faire répéter ses interlocuteurs… La gêne au niveau de l’audition peut conduire à une forme d’isolement. Pour continuer à vivre des relations sociales épanouissantes, une aide auditive peut tout changer. Un bilan avec un professionnel vous donnera des pistes pour trouver un appareil adapté.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le ronflement

Le ronflement concerne 10 à 20 millions de Français… et ceux qui dorment avec eux ! Ce bruit léger ou très puissant, régulier ou pas du tout, qui concerne les hommes comme les femmes, n’est pas une fatalité. Pour les petits ronfleurs comme pour les grands, il existe tout un panel de solutions pour ne plus ronfler. Découvrez comment décrypter vos ronflements (ou ceux de votre partenaire) pour trouver la réponse la plus adaptée.

Le ronflement c’est quoi ?

Comprendre le ronflement

Comprendre le ronflement

 

Mais d’où vient donc ce bruit étrange qu’on fait en dormant ? Pourquoi ronfle-t-on ? Et quelles sont les causes du ronflement ? 

Pendant le sommeil, les muscles et les tissus se relâchent. Et ceux de la bouche aussi ! Pour passer dans le pharynx au moment de l’inspiration, l’air doit donc se frayer un passage alors que les conduits sont rétrécis par le relâchement musculaire. C’est le passage « forcé » de l’air qui fait vibrer les tissus, un peu comme le vent fait claquer les voiles d’un bateau. Voilà comment expliquer le mécanisme du ronflement et l’origine de ce bruit qu’on appelle ronchopathie de son nom scientifique.

Pour certains, le ronflement atteint le niveau sonore d’une conversation (45 à 60 dB), pour d’autres, le bruit peut atteindre 100 dB, ce qui correspond au passage d’un camion, à un concert ou au bruit d’un circuit automobile ! On comprend que l’entourage puisse avoir des difficultés à dormir paisiblement à côté d’un ronfleur régulier…

Profil des ronfleurs

Qui ronfle pendant son sommeil ? 

Le ronflement n’est pas une rareté ou une anomalie, il est même très courant et augmente avec l’âge. Après 40 ans, 60 % des hommes ronflent contre 40 % des femmes ! Car oui, les femmes ronflent aussi. Jeunes, elles sont minoritaires mais les choses se rééquilibrent avec le temps. 

En effet, à la ménopause, la production d’oestrogènes chute et avec elle le tonus musculaire. Les tissus de la bouche se relâchent donc également chez les femmes.

Et les enfants ? Eux aussi ronflent. Certaines estimations avancent que 10 % des enfants ronflent.

Les dangers du ronflement

Est-ce que ronfler, c’est dangereux pour la santé ?

Dans la majorité des cas, le ronflement n’a pas d’impact sur la santé. Il devient problématique en cas d’apnée du sommeil. Dans ce cas, le ronfleur arrête de respirer pendant plusieurs secondes et jusqu’à une minute. L’apnée du sommeil accroît les risques d’hypertension et de problèmes cardiovasculaires. Les apnées du sommeil concernent surtout ceux qui ronflent fort (haut niveau sonore). Dans le doute, une consultation chez le médecin est nécessaire. Il pourra prescrire des examens comme la polysomnographie pour en avoir le coeur net. 

Pour tous les autres ronfleurs, il s’agit surtout de préserver leur sommeil et celui de leur conjoint(e). Car on connaît des insomnies chroniques causées par le ronflement d’un membre de la famille !

Facteurs de risque du ronflement

5 bons reflexes pour arrêter de ronfler

Certes, l’anatomie spécifique de certaines personnes, au niveau de la gorge par exemple, peut créer un terrain propice au ronflement. Ce sont alors souvent des ronfleurs « de toujours ». Mais pour les autres – la majorité -, le ronflement peut être renforcé par des circonstances ou certaines habitudes. Alors, comment ne plus ronfler ?

Limiter les facteurs de risque du ronflement

Boire de l’alcool ou manger beaucoup le soir

Vous l’aurez peut-être constaté, quand on fait la fête et que l’on boit et mange plus que d’habitude… on ronfle plus que d’habitude ! Un paramètre qu’on peut maîtriser ou au moins anticiper.

Limiter les facteurs de risque du ronflement

Être enrhumé

La congestion nasale favorise le ronflement. Ce sont les fameux « ronfleurs d’hiver », qui ne ronflent plus dès que la belle saison est là… à moins qu’ils ne soient aussi allergiques aux pollens.

Limiter les facteurs de risque du ronflement

Dormir sur le dos

Dormir sur le dos est la position la plus favorable au ronflement. Pour éviter de ronfler, on conseille plutôt de dormir sur le côté ou même sur le ventre, en soutenant correctement le cou et la tête. Certains conseillent même de coudre une balle de tennis à l’intérieur d’un t-shirt pour que la position sur le dos soit impossible !

Limiter les facteurs de risque du ronflement

Fumer

Les fumeurs sont plus souvent que les autres des ronfleurs. L’arrêt de la cigarette peut réduire drastiquement le ronflement chez certaines personnes. Une bonne raison supplémentaire pour arrêter de fumer.

Limiter les facteurs de risque du ronflement

Prendre du poids

Le poids est un facteur de risque, même s’il existe de nombreux ronfleurs de poids normal. Si vous avez commencé à ronfler juste après avoir pris quelques kilos, une perte de poids peut parfois réduire le ronflement.

Les solutions anti-ronflement

4 solutions pour arrêter de ronfler

Les ronfleurs qui font de l’apnée du sommeil (environ 10 % des ronfleurs), on l’a dit, doivent consulter et être pris en charge médicalement. Pour tous les autres, des solutions existent et peuvent changer les nuits de toute la famille.

Bien sûr, on peut commencer à agir sur certains facteurs de risque si on les a identifiés. Pour ceux qui ronflent seulement quand ils sont enrhumés, on peut placer un humidificateur ou diffuser des huiles essentielles aux propriétés respiratoires (eucalyptus radiata en tête).

Il existe également de nombreux dispositifs et traitements pour réduire le ronflement :

Bi-pack anti-ronflement

Le spray buccal anti-ronflement

Le spray lubrifie le voile du palais pour éviter les vibrations quand on inspire. Pour les petits ronfleurs, ce geste simple peut tout changer.

Les bandelettes nasales anti-ronflement

Elles se fixent sur le nez et écartent délicatement les narines pour favoriser la respiration par le nez. On évite ainsi de respirer par la bouche et on réduit le ronflement. Faciles à utiliser, elles sont également confortables et amènent immédiatement une sensation très agréable de respiration plus profonde. Le spray et le dilatateur nasal permettent également de favoriser la respiration par le nez.

Les pastilles anti-ronflement

Comme le spray, les pastilles lubrifient la gorge pour éviter les vibrations des tissus. La présentation sous forme de pastille à sucer permet de diffuser en continu une quantité importante d’agent filmogène.

L’orthèse anti-ronflement

L’orthèse joue sur l’espace laissé au pharynx pour faciliter la respiration. En maintenant la mâchoire inférieure en position légèrement avancée (quelques millimètres), les voies respiratoires vont s’ouvrir permettant ainsi le passage de l’air. L’orthèse s’adapte facilement à toutes les morphologies dentaires par thermoformage.

Les difficultés pour l’entourage

Comment mieux dormir avec un ronfleur ?

Certains ronfleurs ne souffrent pas du tout de la situation mais leur entourage peut vivre l’enfer ! Nuits entrecoupées, difficultés à s’endormir ou se rendormir, insomnies chroniques… Si les ronflements de votre partenaire sont incommodants, vous pouvez trouver une solution pour vous protéger du bruit.

Les protections auditives en cire sont d’un grand confort et vous pouvez les porter toute la nuit et même les oublier. Les protections auditives en mousse sont également efficaces contre les bruits très forts. Si votre partenaire est un ronfleur puissant, elles peuvent vous aider à dormir quand même.

Le spray buccal anti-ronflement Quies, les pastilles à sucer anti-ronflement Quies, les bandelettes anti-ronflement Quies, l’orthèse d’avancée mandibulaire Quies sont des produits de santé réglementés qui portent, au titre de cette réglementation, le marquage CE. Fabricant des bandelettes : Fidia Farmaceutici S.p.A. Fabricant de l’orthèse : Oscimed SA.

Lire attentivement les notices relatives à chaque produit. Demandez conseil à votre pharmacien. QUIES – Palaiseau 775 683 899 RCS Evry.

Date de modification : 05/07/2021