L’hygiène et le nettoyage des oreilles

Rendre invisible le cérumen tout en assurant le fonctionnement optimal de nos oreilles, c’est le dilemme qu’on doit résoudre pour l’hygiène de nos oreilles.
À quelle fréquence les nettoyer ? Quels sont les bons gestes ? Faut-il aller dans le fond du conduit auditif ? Et éviter les cotons-tiges ? Et pour bébé ? Entrez avec nous
dans les coulisses de nos oreilles pour comprendre comment elles fonctionnent et adopter les bonnes habitudes pour les laver tout en douceur.

Pourquoi nettoyer ses oreilles ?

Hygiène de l'oreille et cérumen

Vos oreilles sont-elles vraiment sales ? Derrière cette question en apparence basique, la réponse n’est pas si simple. Car le cérumen, cette sécrétion jaune-orangée et grasse, est indispensable à vos oreilles. Le cérumen est produit par les glandes situées entre le pavillon de l’oreille et le conduit auditif. Et il a de nombreux superpouvoirs !

Le cérumen est donc tout simplement indispensable à vos oreilles !

Quand nettoyer ses oreilles ? 

Hygiène auriculaire : produits et solutions d’hygiène des oreilles

Ok, le cérumen est utile. Mais il n’est pas vraiment esthétique. C’est la raison pour laquelle on nettoie souvent nos oreilles. Mais tout est question de dosage pour ce qui est de l’hygiène du conduit auditif. Car à trop nettoyer nos oreilles, on empêche le cérumen de remplir sa mission. À la clé, on prend le risque par exemple de générer des démangeaisons, un eczéma, et de fragiliser nos oreilles en cas d’offensive bactérienne.


D’ailleurs, le corps a trouvé le moyen de déjouer nos stratégies de nettoyage excessives. Plus on se débarrasse du cérumen, plus le corps en produit ! On recommande donc de se débarrasser du cérumen 1 à 2 fois par semaine maximum. Ni plus ni moins. C’est la bonne fréquence pour présenter des oreilles belles et propres et préserver l’équilibre intérieur de vos oreilles.

Les mâchoires au service de l'hygiène de vos oreilles

Le saviez-vous ?

Vos mâchoires font le ménage 

La mécanique de notre corps est incroyablement bien huilée. Il sait se débarrasser du cérumen chargé de déchets sans aucune intervention de notre part. En effet, le
mouvement de nos mâchoires pousse le cérumen vers l’extérieur de l’oreille. Il ne vous reste plus qu’à le retirer à l’entrée du conduit auditif.

Comment bien se nettoyer l’oreille ? 

Hygiène des oreilles : coton tiges à éviter

Cotons-tiges, sprays et cie !

Petite devinette. Qu’est-ce qui est long, doux aux extrémités, et qui sera bientôt interdit ? Le coton-tige. Hé oui, les cotons-tiges en plastique seront interdits dès le 1er janvier 2020 (loi biodiversité).

Ce qu’on leur reproche ? D’abord, de ne pas être écologiques. Mais il faut savoir qu’ils ont aussi des inconvénients pour les oreilles. Ils ont tendance à repousser le cérumen dans le fond du conduit auditif et à créer les fameux bouchons de cérumen qui empêchent de bien entendre. Pire, leur forme permet d’accéder facilement au fond du conduit auditif et on peut endommager le tympan en appuyant trop fort quand on utilise un coton-tige. Autant de bonnes raisons de faire une croix sur les cotons-tiges et d’utiliser des techniques de nettoyage plus respectueuses de nos oreilles.

Pour le pavillon de l’oreille (la partie extérieure)

vous pouvez le nettoyer à l’eau quotidiennement quand vous vous douchez. Votre auriculaire, comme son nom l’indique, enveloppé dans un tissu ou un gant de toilette, est idéal pour cela.

Pour le conduit auditif

vous pouvez utiliser un spray 1 à 2 fois par semaine maximum. Le spray fluidifie le cérumen et favorise son évacuation. Il prévient ainsi la formation des bouchons de cérumen. Préférez les sprays sans gaz propulseurs, qui préservent les tympans.

Protéger ses oreilles de l'eau

Le saviez-vous ?

L’eau est-elle bonne pour vos oreilles ? 

Si vos oreilles vont bien et qu’elles ne sont pas récurées trop régulièrement, vous pouvez les plonger dans l’eau sans problème. Mais si vos oreilles vous démangent ou
que vous avez une maladie infectieuse ou inflammatoire, évitez l’eau. L’eau n’est pas stérile, surtout si c’est celle de la piscine ou d’une rivière, et vous prenez le risque de
renforcer les déséquilibres.

Comment nettoyer les oreilles des jeunes enfants ?

Nettoyer l'oreille de bébé en toute sécurité

Nettoyer l’oreille de bébé en toute sécurité

Jusqu’à 18 mois, le conduit auditif des enfants est plus court que celui des adultes : 18 mm contre 30 mm. Le risque d’accéder au tympan est donc encore plus élevé pour les petits que pour les grands ! Conclusion : on prend mille précautions pour préserver les oreilles de bébé. Pas de coton-tige surtout. Un peu d’eau sur le pavillon de l’oreille si nécessaire. Et c’est tout !

Les dangers du bruit : comment sauver nos   oreilles ?

Les mots doux chuchotés à l’oreille, les chansons criées à tue-tête, les travaux dans l’immeuble voisin ou le bruit d’une usine au quotidien…
Faut-il s’inquiéter du bruit ? Quels sont les dangers et peut-il causer des dégâts ? Comment prévenir les risques liés au bruit. Quelles sont les solutions pour bien entendre et pour longtemps ? Avec vous, on fait le point sur les nuisances sonores.

Ondes, niveaux et fréquences sonores

Le bruit, c’est quoi ?

Le bruit est une vibration qui se transmet dans l’air ou dans l’eau (dans le vide, cette vibration ne peut pas circuler). Si vous vous souvenez de vos cours de physique, la vibration se présente comme une onde.

Les bruits dans la vie quotidienne

Sons, décibels et seuil de nuisance sonore

Le fonctionnement de l’oreille

Comment entend-on ?

Bruit : Le fonctionnement de l’oreille

Que se passe-t-il dans notre oreille quand le son arrive ? Le pavillon capte la vibration qui passe alors par le conduit auditif pour atteindre le tympan. Elle est alors transformée pour circuler dans le milieu liquide de la cochlée. C’est le mouvement du liquide dans la cochlée qui stimule les cellules ciliées. Les cellules ciliées transforment enfin le son en influx nerveux qui va jusqu’au cerveau en empruntant le nerf auditif. Nous avons 15 000 cellules ciliées à la naissance. Elles constituent notre capital auditif.


L’oreille moyenne, entre le tympan et l’entrée de la cochlée, qui comprend les trois osselets de l’oreille (marteau, enclume, étrier) a pour mission d’amortir les bruits trop forts et de protéger l’oreille interne. Mais le système n’est pas 100 % efficace sur les bruits très puissants, surtout s’ils sont prolongés.

Bruit : risques physiques et auditifs

Évaluation du risque bruit

Ne prolongeons pas le suspense : oui, nos oreilles sont en danger quand elles sont exposées au bruit. En effet, les bruits puissants et prolongés peuvent détruire les cellules ciliées. Dès 85 dB, alors que ce n’est pas  douloureux, les cellules peuvent être endommagées. Et une fois détruites, les cellules ne se régénèrent pas. Les dégâts sont donc irréversibles.

Hélas, on se préoccupe souvent de nos oreilles quand on commence à moins bien entendre. Et c’est en général trop tard pour faire quoi que ce soit. 49 % des 13-25 ans ont déjà ressenti une douleur à l’oreille suite à une exposition sonore trop élevée (enquête menée par la Journée Nationale de l’Audition).

Parmi les autres effets secondaires de l’exposition répétée au bruit, on aussi peut remarquer la baisse de la mémoire à long terme, des problèmes de sommeil ainsi que le stress et ses effets physiologiques collatéraux… 

À noter aussi : l’oreille du fœtus peut être endommagée par les bruits puissants pendant la grossesse.

Pas de protection légale suffisante contre les nuisances sonores

Bruit traumatique, danger des sons intenses

Pour ceux qui sont soumis à des bruits intenses, on constate parfois de l’hyperacousie : on entend alors tous les sons intenses. Cela concerne 1/3 des musiciens professionnels par exemple, parfois accompagné d’acouphènes, ces fameux bruits (bourdonnement, sifflement) qu’on entend seulement dans sa tête mais qui n’existent pas à l’extérieur.
Si ce type de symptôme est détecté à temps, il est possible de réguler l’hyperacousie grâce au port de bruiteur, un appareil qui amortit le son. Mais la meilleure solution reste
la protection en amont.

Prévention des risques liés au bruits : les protections auditives

Danger : Sons, décibels, fréquences sonores et législation ...

Quel matériel pour écouter la musique ?

Les écouteurs sont de faux-amis. Pour bien entendre la musique, on a tendance à monter le son dans des environnements bruyants, soumettant ainsi nos oreilles à des sons puissants. Mieux vaut choisir des casques pour écouter de la musique dans les transports par exemple. Ils sont moins trompeurs que les écouteurs. Et à la maison, une enceinte assure un niveau sonore plus raisonnable.

Et si malgré tout, vous avez soumis vos oreilles à de forts niveaux sonores, offrez-leur une cure de silence. Passez une journée dans le plus pur silence, oreilles protégées. C’est une bonne habitude à prendre après chaque exposition au bruit, même si ce ne sont pas des bruits traumatisants.

Dépistage et diagnostic de l’audition

Comment savoir si nos oreilles sont en forme ?

Si vous êtes régulièrement soumis au bruit ou si vous avez supporté un bruit intense, mieux vaut consulter un spécialiste qui pourra évaluer si vos oreilles ont été endommagées ou pas. 

De même, en cas de surdité brutale, mieux vaut consulter de toute urgence car il est parfois possible de corriger la situation. Le premier signe de surdité, c’est la gêne à la compréhension. Là aussi, mieux vaut consulter immédiatement. C’est souvent grâce à un audiogramme que le médecin pourra objectiver la situation.

Les solutions pour mieux entendre : les aides auditives

Audition : les aides auditives pour mieux entendre

Au quotidien, la surdité même légère peut être gênante. Difficultés à suivre une conversation dans un lieu animé, nécessité de faire répéter ses interlocuteurs… La gêne au niveau de l’audition peut conduire à une forme d’isolement. Pour continuer à vivre des relations sociales épanouissantes, une aide auditive peut tout changer. Un bilan avec un professionnel vous donnera des pistes pour trouver un appareil adapté.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le ronflement

Le ronflement concerne 10 à 20 millions de Français… et ceux qui dorment avec eux ! Ce bruit léger ou très puissant, régulier ou pas du tout, qui concerne les hommes comme les femmes, n’est pas une fatalité. Pour les petits ronfleurs comme pour les grands, il existe tout un panel de solutions pour ne plus ronfler. Découvrez comment décrypter vos ronflements (ou ceux de votre partenaire) pour trouver la réponse la plus adaptée.

Le ronflement c’est quoi ?

Comprendre le ronflement

Comprendre le ronflement

 

Mais d’où vient donc ce bruit étrange qu’on fait en dormant ? Pourquoi ronfle-t-on ? Et quelles sont les causes du ronflement ? 

Pendant le sommeil, les muscles et les tissus se relâchent. Et ceux de la bouche aussi ! Pour passer dans le pharynx au moment de l’inspiration, l’air doit donc se frayer un passage alors que les conduits sont rétrécis par le relâchement musculaire. C’est le passage « forcé » de l’air qui fait vibrer les tissus, un peu comme le vent fait claquer les voiles d’un bateau. Voilà comment expliquer le mécanisme du ronflement et l’origine de ce bruit qu’on appelle ronchopathie de son nom scientifique.

Pour certains, le ronflement atteint le niveau sonore d’une conversation (45 à 60 dB), pour d’autres, le bruit peut atteindre 100 dB, ce qui correspond au passage d’un camion, à un concert ou au bruit d’un circuit automobile ! On comprend que l’entourage puisse avoir des difficultés à dormir paisiblement à côté d’un ronfleur régulier…

Profil des ronfleurs

Qui ronfle pendant son sommeil ? 

Le ronflement n’est pas une rareté ou une anomalie, il est même très courant et augmente avec l’âge. Après 40 ans, 60 % des hommes ronflent contre 40 % des femmes ! Car oui, les femmes ronflent aussi. Jeunes, elles sont minoritaires mais les choses se rééquilibrent avec le temps. 

En effet, à la ménopause, la production d’oestrogènes chute et avec elle le tonus musculaire. Les tissus de la bouche se relâchent donc également chez les femmes.

Et les enfants ? Eux aussi ronflent. Certaines estimations avancent que 10 % des enfants ronflent.

Les dangers du ronflement

Est-ce que ronfler, c’est dangereux pour la santé ?

Dans la majorité des cas, le ronflement n’a pas d’impact sur la santé. Il devient problématique en cas d’apnée du sommeil. Dans ce cas, le ronfleur arrête de respirer pendant plusieurs secondes et jusqu’à une minute. L’apnée du sommeil accroît les risques d’hypertension et de problèmes cardiovasculaires. Les apnées du sommeil concernent surtout ceux qui ronflent fort (haut niveau sonore). Dans le doute, une consultation chez le médecin est nécessaire. Il pourra prescrire des examens comme la polysomnographie pour en avoir le coeur net. 

Pour tous les autres ronfleurs, il s’agit surtout de préserver leur sommeil et celui de leur conjoint(e). Car on connaît des insomnies chroniques causées par le ronflement d’un membre de la famille !

Facteurs de risque du ronflement

5 bons reflexes pour arrêter de ronfler

Certes, l’anatomie spécifique de certaines personnes, au niveau de la gorge par exemple, peut créer un terrain propice au ronflement. Ce sont alors souvent des ronfleurs « de toujours ». Mais pour les autres – la majorité -, le ronflement peut être renforcé par des circonstances ou certaines habitudes. Alors, comment ne plus ronfler ?

Limiter les facteurs de risque du ronflement

Boire de l’alcool ou manger beaucoup le soir

Vous l’aurez peut-être constaté, quand on fait la fête et que l’on boit et mange plus que d’habitude… on ronfle plus que d’habitude ! Un paramètre qu’on peut maîtriser ou au moins anticiper.

Limiter les facteurs de risque du ronflement

Être enrhumé

La congestion nasale favorise le ronflement. Ce sont les fameux « ronfleurs d’hiver », qui ne ronflent plus dès que la belle saison est là… à moins qu’ils ne soient aussi allergiques aux pollens.

Limiter les facteurs de risque du ronflement

Dormir sur le dos

Dormir sur le dos est la position la plus favorable au ronflement. Pour éviter de ronfler, on conseille plutôt de dormir sur le côté ou même sur le ventre, en soutenant correctement le cou et la tête. Certains conseillent même de coudre une balle de tennis à l’intérieur d’un t-shirt pour que la position sur le dos soit impossible !

Limiter les facteurs de risque du ronflement

Fumer

Les fumeurs sont plus souvent que les autres des ronfleurs. L’arrêt de la cigarette peut réduire drastiquement le ronflement chez certaines personnes. Une bonne raison supplémentaire pour arrêter de fumer.

Limiter les facteurs de risque du ronflement

Prendre du poids

Le poids est un facteur de risque, même s’il existe de nombreux ronfleurs de poids normal. Si vous avez commencé à ronfler juste après avoir pris quelques kilos, une perte de poids peut parfois réduire le ronflement.

Les solutions anti-ronflement

4 solutions pour arrêter de ronfler

Les ronfleurs qui font de l’apnée du sommeil (environ 10 % des ronfleurs), on l’a dit, doivent consulter et être pris en charge médicalement. Pour tous les autres, des solutions existent et peuvent changer les nuits de toute la famille.

Bien sûr, on peut commencer à agir sur certains facteurs de risque si on les a identifiés. Pour ceux qui ronflent seulement quand ils sont enrhumés, on peut placer un humidificateur ou diffuser des huiles essentielles aux propriétés respiratoires (eucalyptus radiata en tête).

Il existe également de nombreux dispositifs et traitements pour réduire le ronflement :

Bi-pack anti-ronflement

Le spray buccal anti-ronflement

Le spray lubrifie le voile du palais pour éviter les vibrations quand on inspire. Pour les petits ronfleurs, ce geste simple peut tout changer.

Les solutions anti ronflement : les bandelettes nasales

Les bandelettes nasales anti-ronflement

Elles se fixent sur le nez et écartent délicatement les narines pour favoriser la respiration par le nez. On évite ainsi de respirer par la bouche et on réduit le ronflement. Faciles à utiliser, elles sont également confortables et amènent immédiatement une sensation très agréable de respiration plus profonde. Le spray et le dilatateur nasal permettent également de favoriser la respiration par le nez.

Les pastilles anti-ronflement

Comme le spray, les pastilles lubrifient la gorge pour éviter les vibrations des tissus. Les pastilles sont efficaces plusieurs heures et permettent d’espérer des nuits complètes sans ronflements.

L’orthèse anti-ronflement

C’est de tous le dispositif le plus efficace. Il s’agit d’une gouttière qui ressemble à celles proposées pour la nuit par les dentistes. L’orthèse joue sur l’espace laissé au pharynx pour faciliter la respiration. Elle s’adapte à la forme de la mâchoire et passé la phase d’adaptation, ne génère aucune gêne. Elle peut améliorer la situation à long terme car le pharynx peut s’élargir au fur et à mesure de l’utilisation de l’orthèse.

Les difficultés pour l’entourage

Comment mieux dormir avec un ronfleur ?

Certains ronfleurs ne souffrent pas du tout de la situation mais leur entourage peut vivre l’enfer ! Nuits entrecoupées, difficultés à s’endormir ou se rendormir, insomnies chroniques… Si les ronflements de votre partenaire sont incommodants, vous pouvez trouver une solution pour vous protéger du bruit.

Les protections auditives en cire sont d’un grand confort et vous pouvez les porter toute la nuit et même les oublier. Les protections auditives en mousse sont également efficaces contre les bruits très forts. Si votre partenaire est un ronfleur puissant, elles peuvent vous aider à dormir quand même.